Oui, mais voilà, à l'heure d'été j'ai autre chose à foutre que de prendre la main d'un aveugle (même si maintenant, ils nagent), aussi charitable que celà soit. Parce que bon, quand même, j'ai le sens des priorités, et danser avec Gilbert c'est moins important que de déterminer s'il y a eu crossing over durant la méiose en regardant le test-cross d'un cas de dihybridisme gènes liés.
D'autant plus que cette chanson me rappelle le camping, et que le camping et les révisions sont deux éléments incompatibles dont l'union représente un ensemble vide.
Effectivement, ça me perturbe assez, tout ça, le besoin de la mention, le travail nécessaire, et, pour la première fois depuis toujours, la nécessité réelle de réussir, la volonté toussa toussa quoi, et du coup, ce qui vient avec, l'incertitude et la crainte de l'échec. Je suis tout en excès, soit je me dis "c'est sûr que je vais réussir vu mon année" auquel cas je finis en roue libre et je risque le plantage, soit je me dis "que je dois faire le maximum et tout déchirer sinon je suis la pire des merdes" auquel cas je bosse comme un malade, stress, devient chiant et invivable. Du coup, dans tout l'inexistence de ma médiane, j'alterne les deux états en connaissance de cause. Celà dépendra du temps, et de ma bonne humeur sinusoïdale.
Du coup j'm'en sors parce que les autres sont là, parce que Leslie est patiente et qu'Adrien me file les TPs que j'ai pas, et que dans tous les cas, au final il y aura toujours un autre glandu comme moi pour me proposer de boire un coup avant le TP histoire de se détendre et d'arrêter de stresser. C'est marrant de voir Paul dire d'un air nonchalant "boarf j'm'en fou j'me prends pas la tête avec ça j'ai a peine révisé en plus" mais fumer 3 clopes en 30 minutes juste avant l'épreuve de sciences phy. Soit le paradoxe du glandeur stressé, le mec qui n'a ni le courage de faire l'effort de bosser à fond pour être sûr de lui, ni l'audace de s'en foutre complètement et d'y aller confiant. Celui qui bosse à moitié, histoire de se donner bonne conscience, un peu plus que d'habitude pourtant car il veut réussir, mais pour qui tout est bon pour faire autre chose.