On a failli se pécho ivres dans un caniveau.

Beigbeder & BaliMurphy

[1]

J'me surprends à rester éveillé, les yeux embués par la fatigue et fixés par les pixels, à ne rien faire d'autre que flâner nonchalamment sur ma chaise total confort fabriquée par des Chinois et vendue par des Suédois en me laissant planer sous infusion de scène belge et de nouvelles cyniques. Avant de planer il faut déjà décoller, mais la fatigue a pris pour habitude de m'envoyer sur orbite à grand coups d'hystéries nerveuses et d'absentéisme mental, ce qui fait que je frôle sans efforts les effusions effarantes d'effets secondaires efficaces. Pour résumer, je suis stone sans avoir touché à quoi que ce soit. Le pied quoi, en plus comme j'ai un peu le rhume, j'ai même les yeux de défoncé qui vont avec. La bande son a changé, troquant BaliMurphy pour les Beatles, ce qui fait que j'écoute des chanteurs sous LSD et que je lis un écrivain sous ecstasy. Je sens que ma navette spatiale encéphalique est en train d'atterrir doucement, et ça ne me plait pas trop. Je tremble, aussi, c'est à cause de la limonade. Elle est froide, et ça me plait, mais comme il est froid dehors contre ma peau, mes bras subissent une érection pileuse massive. Je sais, « Il est froid dehors contre ma peau », ça ne veut grammaticalement rien dire. Mais je trouve que ça sonnait bien, et j'éprouve une affection particulière pour ce genre de phrases. Comme « Taisez-moi » par exemple. Normalement on dit « Faites-moi taire », vous voyez, et je pense que ma prof de français aurait frôlé l'infarctus de la langue si j'avais osé... Merde. Je me dois de vous informer que je ne suis pas en mesure de terminer la phrase précédente parce que les Beatles chantent « I wanna hold your hand » alors que Frédéric disait justement qu'il voulait la chanter. Alors pour faire plaisir à mes drogués du soir, je me suis laissé emporter par la chanson, et elle vient juste de me ramener, mais je ne sais plus où j'en étais. Soit. J'ai mal au dos, et pas fait mes exercices de Physique. En clair, ça me fait deux problèmes physiques, et je trouve cela amusant. Je reviens, je vais verser de l'eau sur mon corps en écoutant du rap. Ne vous inquiétez pas, le rappeur en question dit « J'ai déjà trop d'problèmes de tise et d'bédo ». A croire que ma culture est parsemée de dépendances en tout genres.

[2]

Je suis propres, et les Beatles demandent de l'aide. Savent-ils que je ne peux rien faire pour eux, et qu'il est de toutes façons hors de question de me salir les mains un mardi soir à 22h uniquement vêtu d'un pyjama troué à l'entrejambe ? Je ne pense pas, et eux non plus à mon avis. Ce n'est qu'une chanson, et les chansons sont faites être écoutées, pas pour y répondre. C'est stupide, et en plus les Beatles n'existent plus, par conséquent, je pense qu'il n'ai pas nécessaire que j'aille les aider, de toutes façons. Tant mieux, ça m'arrange, parce que l'Angleterre c'est loin, et qu'il fait froid dehors. Je ne respire plus qu'en baillant, et ça me fatigue. Je ne saute plus de haies mais les anorexiques ne mangent pas plus. [Incompréhension ?]. C'est plutôt cool, parce que maintenant je fais des pyramides, et que la phrase « Passe par derrière pour prendre son pied pendant qu'il lui monte dessus » me fait toujours autant rire. Quand je vous disais que j'avais de l'humour.

[3]

Je crois que je n'ai plus envie de dormir. Ca reviendra sûrement, d'ailleurs je rebaille déjà. Je ne sais plus. Je ne sais plus ce que je ne sais plus, mais je ne le sais plus, ça je le sais. En fait, si, je sais en partie ce que je ne sais plus. Je ne sais plus tout un tas de choses. C'est fou ce qu'on oublie. Je ne sais plus le nom de la plupart de mes « amis » du collège, je ne sais plus le nom de tous mes profs, quel alcool a fait que j'ai dormi avec mes chaussures une nuit de juillet, si je digère encore la vodka, je ne sais plus si je choisirai trampoline ou ascenseur, la date de l'assassinat de Kennedy et celle de ma première branlette, si j'ai déjà été heureux d'aller en cours au collège, si j'ai trouvé Leslie intéressante dès que je l'ai vue, ou si j'ai du attendre d'être à jeun pour ça, je ne sais plus s'il m'ai déjà arrivé de d'avoir un avis tranché et inchangeable sur une question matérielle, si j'ai toujours autant aimé le nutella, si la vie c'est comme une grande boite de chocolats, et si oui, pourquoi est-ce que la partager fait sourire ? est-ce qu'il y a de la drogue dans les chocolats que je mange ? Pourquoi quand on est seul on s'obstine à ne manger que les dégueulasses à la liqueur ? Est-ce que je vais bien ? Si je crois que je vais merveilleusement bien, est-ce que je dois en déduire que c'est le cas ? Ne devrais-je pas plutôt poser le pour et le contre de ma vie avant d'en déduire que je vais bien ? Suis-je névrosé ? Pourquoi ne serais-je pas névrosé ? Pourquoi dois-je beaucoup réfléchir avant de prendre l'initiative de ne pas faire les choses ? Comment on ne fait pas les bébés ? Pourquoi tant de négations dans mes interrogations ? Pourquoi je vais bien, hein putain de bordel de merde, pourquoi je souris comme un con en permanence ? Est-ce que mes yeux vont tomber de fatigue avant le reste de mon corps ? Pourquoi le fait qu'il soit 22h57 ne m'inquiète pas ? Est-ce que tu veux épouser mon corps dans un lit et ma main dans ta main ? Combien on se vend un peu plus chaque jour ? Qui fixe les prix ? A combien monte ma corruption ? Pourquoi tant de questions ? Pourquoi tant de réponses ? Est-ce que si je veux courir torse nu sous la pluie je suis débile ? Est-ce que je suis débile ? Ignorez-vous que nous ne sommes pas indélébiles ? Et surtout, pourquoi est-ce que je reste devant cet écran à taper sur des touches alors que je me caille le cul et casse le dos et que ma physique n'est pas en train de se faire toute seule ?

[4]

23h28. Il est trop tard pour ne pas bailler demain, mais la journée est courte et peu passionnante. J'ai envie de faire un truc insensé, mais je suis sûrement trop fatigué pour ça. Je sens des pointes de flèches émoussées sortir de l'intérieur de moi par ma partie dorsale. Je trouve ça asse douloureux. J'ai connu pire, mais ça ne m'étonnerait pas que ça empire. Je suis assis là, bloqué entre le rationnel et l'onirique, à mi chemin comme l'ouverture de mes paupières mi-closes. Je dois réellement avoir une tête de défoncé au prozac. Je crois que je sais pourquoi j'aime Beigbeder. Parce qu'en fait, il raconte juste sa vie à des inconnus. C'est ça, que j'aime. Ca, et son côté cynique. Cet article est beaucoup trop long, et je loue le courage et la patience de ceux qui sont arrivés jusqu'ici, et je sous-loue la folie de ceux qui y sont arrivés sans se faire chier. En plus, je suis fatigué.

[1D6] Indécis

Et le pire, c'est que j'aurais encore des tas de choses à vous raconter, plus intéressantes que celles racontées précédemment en plus. Je pense que je pourrais parler et raconter ma vie pendant des heures sans interruption si je voulais. Je pense qu'un jour je plagierai Beigbeder et j'écrirai « Nouvelles sous vodka », en espérant qu'il y ai plus d'encre que de vomi sur mes feuilles. Il faut avouer que la vodka, au final, ça ne me réussit pas. Tant pis. Je crois que l'atterrissage de mon engin spatial encéphalique (tiens, dans encéphalique, il y a phallique avec un seul L.) a échoué, et qu'il s'est écrasé lamentablement dans un champ de fraises tagadas. Je crois que maintenant j'ai envie de courir nu dans la rue sous la pluie en chantant All you need is love. Putain de merde, et dire que je suis à jeun. J'ai toujours mal au dos. Je vais donc aller dormir, car couché sur le dos, les flèches seront bloquées par le lit.

[Prolongation & Tirs aux buts]

Je viens de réaliser que cet article est juste constitué de deux pages de vide. Je viens d'écrire une article immense dans lequel je ne parle de rien. Par conséquent, je vais le remplir en concluant d'une manière à faire de tout avec du rien.

C'est tout.

# Posté le mercredi 26 novembre 2008 00:44

Modifié le mercredi 26 novembre 2008 07:58

Eau Gazéifiée, acide citrique, extraits naturels de fruits, aspartame, acésulfame K, et saccharinate de sodium. Contient une source de phénylalanine.

J'ai mal au testicule gauche. Je sais pas pourquoi, parce que en toute logique, je m'en occupe bien. Depuis que je l'ai, je le promène régulièrement, lui fait faire de l'exercice, et le nettoie. C'est le tamagotchi du pauvre quoi. Ca fait deux articles de suite que je parle de testicules, c'est assez inquiétant. Surtout que c'est bien une des seules parties de mon corps qui se porte à peu prêt normalement. Ma boite crânienne, par contre, c'est un désastre. Je pense qu'elle mute, plus le temps passe et plus elle est difforme, soit j'aurai bientôt des cornes, soit j'ai un caractère commun avec E.T dans mon arbre phylogénétique. Je rigole, elle va parfaitement bien, mais j'aime me trouver des défauts incongrus, ça change de ceux que je possède réellement, et c'est plus drôle. Il est bien plus amusant de se plaindre de la symétrie de ses coudes que de son poids, c'est une évidence. Je suis très fatigué, je pense que le fait d'avoir dormi 1h30 environ la nuit dernière n'y est pas pour rien, mais je laisse planer le doute, car c'est une des seules choses que j'arrive à faire planer en étant à jeun. Je ne vous dirai pas que cette courte nuit est due au fait que je l'ai passée avec Leslie et qu'on a discuté toute la nuit, comme tout bon couple qui passe sa nuit hebdomadaire ensemble, non, je ne vous le dirai pas, car vous ne le croiriez pas. D'ailleurs j'ai vu 99F et il est mégacool, maintenant j'ai envie de relire du Beigbeder. Je pense que je suis fatigué, et comme je pense donc je suis, j'en déduis que je suis fatigué. Aujourd'hui, j'ai mangé 80% d'une baguette de nutella, et c'était bon. Dans « She », Elvis Costello dit « Inside her shell » et au début je pensais que ça voulait dire « A l'intérieur de son coquillage » et donc je comprenais pas, mais après avoir demandé de l'aide à quelqu'un de qualifié (en l'occurrence un traducteur anglo-français internet), il s'avère que ça veut dire « A l'intérieur de sa coquille », ce qui est beaucoup plus crédible. Enfin, sauf si on parle d'un boxeur, auquel cas, Inside her shell, on y trouvera qu'un pénis, et ça ne colle pas avec la beauté de la chanson. C'est d'ailleurs sûrement pour ça que la chanson ne parle pas d'un boxeur, si vous voulez mon avis. Hier, j'ai regardé Turbo pendant que ma meuf faisait la cuisine, et ça fait grave cliché, surtout que je regarde jamais Turbo normalement, mais approcher de Leslie cuisinant est passible de peine capitale, car provoquer le stress c'est mal. Provoquer les gens en général, c'est mal de toutes façons. Il vaut mieux se moquer d'eux. Je vous ai déjà dit que je me moquais des gens ? Oui ? Merde alors. Sinon, je pense que j'aurais sûrement d'autres trucs à rajouter si je réfléchissais un peu, mais trop réfléchir nuit à la bêtise, et je ne voudrais surtout pas prendre ce risque. Nuire, c'est mal.

# Posté le dimanche 23 novembre 2008 12:39

Je passe du coq à l'âne comme dans une partouze à la ferme.

Aujourd'hui, le soleil est voilé, planqué derrière je ne sais quoi, du brouillard sûrement. J'aime pas. Rien que le fait de regarder par ma fenêtre me donne des frissons, à l'instar des dernières feuilles du cerisier, à moins que ce ne soit que la température éternellement trop basse de ma chambre qui s'évertue une fois de plus à me faire allumer un radiateur supplémentaire. J'ai le rhume, et une allure de toxicomane dépressif tellement mes yeux sont explosés : Le Maxime Automne-Hiver se supportera épave et plaintif, ne vous déplaise. Je passe ma vie à bailler, et c'est pas faute de dormir. J'ai l'étrange impression de n'être jamais réveillé, et mes paupières me semblent aussi lourdes qu'un repas préparé par une Maïté cocaïnomane. Le soleil flou est en train de m'exploser les rétines, chose qui prouve sans nul doute que mes paupières ne sont pas assez lourdes pour me contraindre à fermer les yeux. J'ai l'impressions d'écrire des phrases inconséquentes sur des choses inconséquentes, et c'est amusant, car inutile et logique. Je me demande jusqu'à quel point connaître implique de douter. En fait non, c'est Madame la Prof de Philo Ridicule et Hargneuse qui me le demande, et je doute de m'impliquer assez pour connaître la réponse. Je suis habillé comme une merde, parce que je n'avais qu'une heure de cours, et que j'estime que les 28 personnes présentes en SVT peuvent supporter de me voir une heure habillé comme un clochard (si vous croisez un seul clochard habillé comme moi dans la rue, ne lui donnez pas d'argent, c'est un faux. Vous avez déjà vu un clochard avec des chaussures onéreuses, aussi grinçantes soient-elles ?). Je crois que je donne de moins en moins d'importances à de plus en plus de choses. Ou l'inverse, je ne sais plus. Je crois que mon costume de mec cynique et désagréable a rétréci au lavage, car je m'y sens un peu à l'étroit. Ce n'est pas faute d'essayer hein, mais je crois qu'il commence à se faire vieux, et que j'ai un peu grossi. Non, je rigole, je n'ai pas grossi, si c'était le cas ça aurait fait la une des journaux. Rassurez vous, même si mon costume me serre un peu au niveau des testicules, je suis toujours assez cynique pour m'amuser à compter les regards désespérés qu'on me lance. Ma grande passion du moment, c'est de baver sur les gens, parce que j'aime ça, et que comme je suis généreux, quitte à être méchant, autant que ce soit gratuit. Je sais, je sais, Max essaye encore de se faire passer pour un méchant, blablabla. J'aime beaucoup me foutre de la gueule des gens, c'est un fait. La remplaçante de physique ne m'avait pas encore adressé la parole que j'avais déjà fait une remarque sur sa voix, sa taille, et ses vêtements. Enfin, quelle idée d'avoir l'élocution se Sophie Favier, la taille de Frodon, et les vêtements de Laura Ingalls, franchement. Ce n'est pas contre elle, mais pour le plaisir de rire au dépend d'autrui. Oui, il faut bien rire pour quelque chose dans la vie hein. Enfin bref, en ce moment, je ris beaucoup, mais c'est pour extérioriser une irrésistible envie d'ériger un bûcher, d'y jeter mes cours et la prof de philo, et de regarder brûler le tout en dansant la macarena. Mais je ne le fais pas, car couper du bois c'est fatiguant, et l'essence ça coûte cher. Sinon, je suis gentil, pacifiste, et pour la paix dans le monde. D'ailleurs j'œuvre pour : je n'ai frappé personne depuis longtemps. Et pourtant c'est pas l'envie qui m'en manque, entre l'autre connard à mèche, et les gros camionneur intersport, il y a de quoi faire. Mais Tchô a disparu de ma vie en même temps que l'ex amicale fermière familiale, et le gros en rut est plus costaud que moi. Par conséquent, je prône la paix, les bisous, et les fraises tagada. Ou au moins les bisous, c'est le plus cool des trois. D'ailleurs vivement samedi, parce que ma copine me manque, vous savez. Ah, et lundi, c'était sa fête, et également le jour ou je n'ai pas été ridicule en sport pour le bac. [<=Vous pouvez admirer ici l'art de la transition]. J'ai sauté des haies comme un anorexique saute des repas, et je pense que je devrais donc avoir la moyenne en sport. Exceptionnel quoi. Je commence d'ailleurs à en avoir marre d'écrire cet article visant à mettre en évidence mon égocentrisme exacerbé, je vais donc y mettre un terme.
Maintenant.

# Posté le jeudi 20 novembre 2008 08:00

TURN ME OOOOOOOOON

Salut salut, il est 6h36, et je vais bientot aller en cours !
Le truc, c'est que à 9h, j'ai fini. A croire que j'aime me lever tot pour le plaisiiiiir !

[J'écoutais des trucs rigolos quand j'étais jeune.]

# Posté le jeudi 20 novembre 2008 00:40

Dors, tu le dois !

Je vais mal et calculer des pH n'y changera rien.

Mensonge, strict mensonge. Je vais bien, je me porte à merveille pour quelqu'un qui a dormi genre 6h en un weekend. La vie, elle est jolie, si on peut se satisfaire d'autre chose que d'écouter les oiseaux chanter et le soleil briller. Pour les personnes d'humeur à variabilité météorologique, la saison sera fade. Je suis en train de m'endormir. Le sommeil, ou plutôt son manque, a inhibé ma capacité de connexions logiques inter-syntaxiques, et Gorillaz n'est pas le meilleur choix pour lutter contre le gros cul bien moelleux de Morphée. Ouais, c'est débile de dire dans ses bras, parce que dormir dans les bras des gens, c'est un truc d'amoureux, et je suis pas du tout amoureux de Morphée, mais alors pas du tout. Alors que dormir sur le cul des gens, non seulement c'est plus confortable, mais c'est aussi un truc d'amis en fin de soirée, et je veux bien devenir ami avec Morphée et lui taxer son cul, dans l'hypothèse où nous devenions amis. Il est 22h, je n'ai pas touché à mes devoirs, et c'est tant pis. Quoi qu'il en résulte, j'en assume l'entière irresponsabilité, et promet que cela ne se reproduira plus jusqu'à la prochaine fois. Il est 22h02, mes paupières sont Lourdes mais ne sont pas sources de guérisons miracles, et personne n'y a jamais vu d'apparitions divines. Je vais me brosser les dents. Il est 22h04, et j'attendrai demain pour me raser. 22h11. Tout a été fait, annulé, ou repoussé à plus tard. I need my bed. Let's go man.

# Posté le lundi 17 novembre 2008 14:00